Retour du Devoluy

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De retour de notre immersion dans le végétal du Devoluy

Dire que j’étais à deux doigts d’annuler ce séjour des Petites Explorations, faute d’inscriptions quelques jours avant. Premier enseignement « va, vis, et adviens… » peu importe le nombre tant qu’il y a l’esprit. Et nous voilà, petit groupe improbable*, dans le Devoluy le cœur léger et le sac rempli de vêtements pour les 4 saisons. Deuxième étonnement, une région au cœur de laquelle on passe de l’été caniculaire à la tombée de neige en peu de temps pour en rire.

A 2h30 de Lyon, à peine le temps de refaire le monde avec ma druidesse préférée, Cécile, co-voitureuse des Petites Explorations. Nous voilà au cœur d’un territoire de montagne hésitant entre Alpes du Sud et Alpes du Nord avec des sommets culminant entre 2 709 m (Pic de Bure) et le Grand Ferrand (2 758 m) annonçant les grandes Alpes. Déjà la claque. Chuut. Tais toi…observe…écoute la beauté…glisse au milieu, des fois que ça ne s’arrête pas…

Troisième étonnement, le végétal est partout, dans ces montagnes, ces vallons, ces vallées et mêmes sur les pierriers. Il y pousse parfois de manière laborieuse, abrupte, courageuse, comme les habitants du Devoluy m’a-t-on soufflé. La végétation du Dévoluy est tout aussi riche que la diversité de son socle support, chaque plante a trouvé sa place dans un milieu qui pouvait lui être hostile au départ. Comme Luc, qui a grandi sur un tas de fumier (comme il dit), en récoltant les secrets du grand père, puis du père sur le monde végétal, avant de les partager joyeusement. Comme tous ceux et celles qui « savent » vraiment et qui restent disponibles à l’autre, par grandeur d’âme. Il a rencontré Tatiana, descendue de Russie avec ses recettes guérisseuses, transmises de grand-mère en mère puis consolidées à l’université. Elle s’est posée dans le Devoluy pour apprendre ce qu’elle ne savait pas déjà, ce qu’il renfermait comme secret. Luc et Tatiana ont fusionné, avec eux leurs connaissances en phytothérapie et leur envie de transmettre.

Quatrième étonnement « ce n’est pas toi qui entres dans la forêt, mais la forêt qui entre en toi » (dixit Luc). Du plus petit microsystème, dans lequel Luc nous a plongé la truffe comme les multiples mousses qui investissent un tronc coupé, ou le cœur d’une forêt de résineux dans laquelle on a marché tels des Indiens du nouveau monde à l’écoute du vivant. On y entre sans vraiment s’en apercevoir, et on n’en sort pas tout à fait identiques, colonisés de l’intérieur, par la douceur d’un mélèze, la caresse d’un hêtre, la robustesse d’un épicéa. Dire que je ne faisais pas vraiment la différence entre toutes ces personnalités…

Cinquième étonnement, notre petit groupe était une fête à la diversité (rapport à « petit groupe improbable » plus haut*). Chacun(e) était conscient de sa différence en arrivant. Puis de la présence du végétal, des liens qui unissent les plantes entre elles et au monde extérieur. Et en se faisant tout petit, on a observé leur sensibilité, leur communication. On a conversé avec le mélèze, on a partagé de l’énergie avec le hêtre, le pin à crochets nous a confié ses bourgeons guérisseurs. On a arpenté les prairies naturelles, parfois pâturées, qui affichent un grand nombre d’espèces de plantes de montagne (dont j’ai oublié le nom, je n’ai rien noté afin d’avoir un prétexte pour y retourner plusieurs fois).

On s’est émus de chaque espèce rencontrée, indispensable, assurant l’équilibre, dans l’entraide, la bienveillance, l’écoute, l’ouverture, favorisant la transformation… On s’est mis au diapason, ça nous a inspiré, on a dansé dans la forêt en chantant, on a fait une offrande à la forêt et créant ensemble notre totem. Rien de perché, juste conscient de notre connexion au vivant, alimentée de fous rires, de bonnes nourritures, de séances de yoga matinales et d’un sosie de Benoit Poelvoorde hilarant. Et nous, tels des lutins joyeux, on s’est amusés à progresser de branches en branches, d’épines en bourgeons, d’atelier galénique, en atelier gemmothérapie. Et on a cuisiné ensemble les gars !!! Le grand moment, le point d’orgue, bon sang de bois que c’est bon !!!!! (au passage j’ai appris que l’ortie ne piquait pas si on n’en avait pas peur !! Si, si !).

Et cerise sur le gâteau, si tenté que tout ceci ne soit déjà pas suffisant, on a rencontré Fabienne & Eric du gîte de l’Yvraie. L’amour qu’ils se portent l’un l’autre laisse de la place pour quiconque s’assoit à leur table. Un gîte trésor, dans lequel puiser des ressources incroyables (allez voir je ne peux pas tout délivrer ici) et une salle de yoga qui donne sur les cimes. Bref, gâtés…

Conclusion (parce qu’il faut bien finir- sur les 3 lecteurs de cet article pas sûre qu’il y en est un là maintenant mais je l’embrasse), l’immersion végétale loin d’un titre de séjour était une invitation. Je n’ai pas fini de la suivre…

Merci Luc, Tatiana, Florence, Monique M, Philippe M, Monique C, Cécile, Ania, Lucie, Fabienne, Eric.

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Commentaires (2)

  • Tout est dit sur ce super séjour rien à rajouter !! Ah si vivement que l’on recommence plein de bisous Sandrine

    Maillot monique
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    • Ouiii! On va devoir y retourner. Les mêmes ! Je t’embrasse bien fort Monique

      lespetitesexplorations
      Répondre

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